Image

Une leçon et quelques flocons

L’article de cette semaine a pour sujet la belle neige qui se dépose depuis ce matin sur la rue St-Joseph et l’ensemble de la région. C’est un bon thème pour une leçon de vocabulaire.

Bien que l’hiver ne commence officiellement qu’au solstice, le 21 décembre, les Québécois se sentent déjà en hiver avec l’arrivée des premiers flocons. Vous pouvez voir sur la photo de la rue St-Joseph ci-dessus qu’il y a déjà une petite accumulation de neige au sol. Au Québec, cette accumulation est généralement mesurée en centimètres (cm), contrairement à la pluie qui est généralement mesurée en millimètres.

Les météorologistes prévoient seulement quelques flocons de neige pour ce soir (moins d’un centimètre), mais parfois les Québécois reçoivent un avertissement de bourrasques de neige ou de tempête de neige. Le terme utilisé dépend de la quantité de neige attendue et d’autres phénomènes météorologiques comme le vent. En général, les motoneigistes attendent la première bordée de neige avec impatience parce qu’une importante chute de neige est nécessaire pour faire de la motoneige.

Le type de neige peut aussi faire une différence pendant les activités hivernales ou les déplacements. Par exemple, une neige collante (humide, mouillée) est nécessaire pour faire un bonhomme de neige, alors que les skieurs vont préférer la poudreuse. Toutefois, la poudrerie nuit à la visibilité lorsqu’on se déplace en voiture. Si vous vous déplacez à pied quand il y a de la neige fondante, il est nécessaire de porter des bottes imperméables.

Pour vérifier votre maitrise du vocabulaire en gras, faites le jeu-questionnaire suivant!

 

Advertisements
Image

Pas, point, guère, rien, personne

Cette semaine, sur le blogue des étudiants, apprenez d’où vient la négation avec l’adverbe « pas » en français.

Saviez-vous que le mot « pas » avait plusieurs sens (des homonymes)? D’une part, l’adverbe «pas» indique la négation. D’autre part, le nom « pas » désigne entre autres l’action d’avancer un pied en marchant, ainsi que la trace laissée par le pied sur la neige ou la terre. Vous trouvez peut-être ces deux sens très différents. Pourtant, ils sont bien liés. Voyez pourquoi!

À une certaine époque, l’adverbe « ne » suffisait à exprimer la négation. Puis, on l’a accompagné de la plus petite unité de l’élément absent pour renforcer la négation. En ce sens, « il ne boit goutte » signifiait que la personne ne buvait pas une seule goutte, et « il ne mange miette » voulait dire que la personne ne mangeait même pas une miette. Pour ce qui est de « je ne marche pas », cela signifiait qu’aucun pas n’avait été fait. Or l’usage de «pas» s’est généralisé et on l’utilise aujourd’hui avec tous les verbes comme adverbe de négation.

De plus, lorsque les gens s’expriment spontanément, ils laissent tomber le mot « ne ». Donc, on a d’abord dit « je ne couds », puis « je ne couds point ». La forme standard est maintenant « je ne couds pas », mais les gens disent souvent « je couds pas ». C’est curieux comme les langues évoluent, vous ne trouvez pas?

Pour tester votre connaissance des phrases négatives, faites le test suivant!

 

Image

Des activités gratuites. Oui, gratuites!

L’article suivant porte sur les activités offertes gratuitement à Québec.  De plus, vous pourrez découvrir plusieurs expressions idiomatiques au sujet de l’argent ou du manque d’argent.

Vous voulez profiter de votre séjour à Québec, mais vous avez du mal à joindre les deux bouts? Ce n’est pas un problème parce qu’il y a beaucoup de choses à faire qui ne coutent rien.

Par exemple, que vous soyez fauché ou pas, explorez le Vieux-Québec : c’est la seule ville fortifiée en Amérique du Nord. D’ailleurs, comme le temps, c’est de l’argent, allez faire un tour à la Citadelle lorsque vous êtes à l’intérieur des murs. À la Citadelle, la visite de la résidence du gouverneur général est gratuite.

Pour ceux qui n’aiment pas jeter de l’argent par les fenêtres, il y a aussi la visite guidée de l’Assemblée nationale qui ne coute pas un sou. Si vous préférez la musique, il y a des spectacles de musique gratuits au kiosque Edwin-Bélanger et pendant le Festival d’été de Québec. C’est parfait si vous êtes gratteux.

Enfin, pour voir un brin de nature, allez au Parc de la Chute-Montmorency et sur les plaines d’Abraham. Ce sont de bons endroits pour s’amuser tout en économisant. Toutefois, soyez averti : l’argent ne pousse pas dans les arbres.

Amusez-vous à faire le questionnaire suivant sur les expressions en gras!

 

Image

À vélo à Québec et au Québec

Cet article sous le thème du vélo parlera de l’équipement nécessaire selon les saisons, des meilleurs endroits où faire du vélo dans la ville et dans la province, ainsi que du vocabulaire associé à cette activité.

Que vous le croyiez où non, il possible de faire de la bicyclette toute l’année, même au Canada. Il suffit d’être bien équipé pour que ça soit possible. Pour commencer, vous pouvez utiliser le même vélo à l’année en faisant quelques ajustements. Par exemple, certains pneus sont plus adaptés à une saison ou une autre, la hauteur de la selle peut être ajustée et le lubrifiant à chaîne doit résister aux intempéries. Ensuite, il faut absolument rester au sec et au chaud en portant des vêtements qui respirent tout en étant aussi imperméables que possible. Aussi, n’oubliez surtout pas de vous munir de phares (blanc à l’avant, rouge à l’arrière). Sur le site de Vélo Québec, vous trouverez toutes les informations nécessaires pour bien vous équiper.

Vous avez un vélo de montagne, un vélo de route, un hybride?  Les amateurs de vélo de montagne trouveront de quoi s’amuser à moins d’une heure de Québec (Mont-Saint-Anne, Vallée Bras-du Nord…). Pour ceux qui préfèrent les pistes cyclables, essayez le corridor de la Rivière-Saint-Charles, le corridor des Cheminots ou le corridor du Littoral, tous accessibles à partir du centre-ville. Il y a aussi beaucoup de possibilités en périphérie. Ce lien vous donnera la liste exhaustive des pistes pour la région de Québec. Si le cyclotourisme à travers la province vous intéresse, il faut consulter la page de la Route Verte, qui est le plus grand réseau cyclable en Amérique du Nord.

Pour ma part, c’est pour me déplacer que j’utilise le plus mon vélo. En ce moment, j’ai besoin de vêtements de pluie et d’une tuque sous mon casque pour être confortable, sinon ça va. Et vous, vous avez sorti votre vélo?

*Pour vérifier votre connaissance du vocabulaire en gras, faites ce jeu-questionnaire.

Image

Le temps d’accrocher ses patins?

Le thème de cette semaine est une activité bien populaire en hiver : le patinage. Pour connaitre les endroits où patiner à Québec ainsi que le lexique associé à ce sport, lisez les lignes suivantes.

Jusqu’à la fin des années 90, il était possible de patiner sur la rivière Saint-Charles, à Québec. Cette activité faisait la joie de beaucoup de patineurs, mais n’était plus sécuritaire. À défaut de restaurer le patinage sur la rivière, la Ville de Québec entretient plusieurs patinoires extérieures accessibles gratuitement à tous. Pour obtenir une liste complète des installations, vous pouvez consulter le site de la ville.

Certaines patinoires ont une plage horaire réservée au patinage de vitesse et au hockey, mais le reste du temps, il n’est pas nécessaire d’être vite sur ses patins pour s’amuser sur la glace. On utilise l’expression « être vite sur ses patins » pour décrire quelqu’un qui patine rapidement (sens littéral) ou qui réagit rapidement dans plusieurs situations (sens figuré).

Généralement, on peut patiner de novembre à mars. Toutefois, cette activité dépend beaucoup des conditions climatiques. En effet, quand le temps est trop doux ou qu’il pleut, l’entretien de la glace est plus difficile, même avec une surfaceuse. Avec les températures que nous avons cette semaine, pensez-vous qu’il est temps d’accrocher ses patins?  À la fin de sa carrière, un hockeyeur « accroche ses patins » (c’est-à-dire qu’il prend sa retraite). Pour ma part, j’ai l’intention de ressortir mes patins l’année prochaine, parce ce que c’est une si belle façon de profiter de l’hiver.

Pour vérifier votre maîtrise du vocabulaire du patinage, vous pouvez faire ce petit test.

Image

Langue française, francophones et francophonie

Cette semaine, sur Le blogue des étudiants, il sera question des termes employés pour parler des langues, des nationalités et des locuteurs d’une langue.

Le français est une belle langue, parlée par la majorité des habitants de la France, c’est-à-dire les Français. La langue française est aussi parlée dans d’autres endroits du monde, tels qu’au Québec et dans le reste du Canada, en Afrique, en Belgique, en Suisse… Savez-vous quel terme est employé pour désigner tous ceux qui s’expriment en françaismais ne sont pas de nationalité française?

Les locuteurs du français sont des francophones, et l’ensemble des locuteurs, des pays et des institutions francophones forment la francophonie. Toute cette terminologie est assez importante à connaître, puisqu’un fier Québécois n’aimera pas qu’on dise qu’il est Français. Dans le même ordre d’idée, un Brésilien n’appréciera pas qu’on le décrive comme un Portugais (habitant du Portugal). Il préférera le terme lusophone, qui s’applique à tous les locuteurs du portugais. Ceux qui parlent allemand sont germanophones, mais pas nécessairement Allemandset ceux qui parlent chinois sont sinophones, mais pas nécessairement Chinois.

Avez-vous remarqué les majuscules? La majuscule est employée pour parler des individus d’une certaine nationalité, et la minuscule est employée pour parler de la langue elle-même.

Vous devinez peut-être que je suis francophone. Et vous, de quelle langue êtes-vous des locuteurs?

 

Image

La dernière semaine avant Noël

Noël est à notre porte. Les uns ont déjà terminé leurs préparatifs des fêtes, alors que les autres les commencent à peine. Si vous êtes de ceux qui doivent aller au centre commercial, armez-vous de patience parce que les magasins sont bondés. Toutefois, tout y est pour nous mettre dans l’ambiance : la musique, les décorations, l’agitation. Les rues de Québec, elles, sont tout illuminées, et enneigées. Eh oui, la tempête de neige de la semaine dernière nous a assuré un Noël blanc.

C’est la dernière semaine avant Noël et aussi la dernière semaine du Marché de Noël allemand de Québec. Si vous n’y êtes pas encore allés, les exposants vous attendent dans leurs cabanes en bois. Vous y trouverez des idées cadeaux, ainsi que des choses à boire ou à manger. Moi, la semaine dernière, j’ai gouté à un bon vin chaud qui m’a réchauffée un peu. Pour les frileux, le Marché de Noël du Vieux-Port est une bonne option. On y trouve des produits du terroir, et ce , bien au chaud à l’intérieur.

Avez-vous remarqué les mots en gras? Portez attention à l’ordre des mots. On dit la semaine dernière ou la dernière semaine selon le contexte. L’adjectif « dernier » est placé après le nom quand il est question de la période (semaine, mois, année…) qui vient de s’écouler. Si on parle de la semaine dernière, il s’agit de la semaine du 10 au 16 décembre. Toutefois, l’adjectif « dernier » est placé avant le nom dans les autres situations, entre autres quand il est le contraire de l’adjectif « premier ». Par exemple, le Marché de Noël allemand dure cinq fins de semaine; la première fin de semaine était du 23 au 26 novembre, la dernière fin de semaine sera du 21 au 23 décembre.

Quoi qu’il en soit, c’est Noël lundi prochain. Le prochain article sera donc pour souhaiter un joyeux Noël.

Marie-Michèle