Prenez place à la mode de chez nous

Un des défis de la langue française est l’emploi des verbes pronominaux ; ils sont innombrables, s’accordent difficilement au passé composé, peuvent être à sens passif, réciproque ou réfléchi tout en étant occasionnellement pronominaux ou essentiellement pronominaux.

Ici, à École Québec Monde, nous nous efforçons d’aider les étudiants à se souvenir des verbes pronominaux les plus utiles et à se méfier de ceux les plus obscurs. Rien ne sert de s’enfuir ou de se moquer. Il vaut mieux se raviser et s’éprendre de cette forme verbale si intéressante! D’ailleurs, pourquoi ne pas se soucier de bien utiliser l’un de ces verbes assez commun, mais un tantinet complexe même pour les francophones? Il s’avère du verbe s’assoir.

Occasionnellement pronominal, contrairement à tous les verbes du paragraphe précédent qui le sont essentiellement (eh oui!), le verbe s’assoir présente encore de nos jours deux modèles de conjugaison possibles. À l’impératif, nous assistons à ceci :

Assois-toi

Assieds-toi

Assoyons-nous

Asseyons-nous

Assoyez-vous

Asseyez-vous

Au Québec, on utilise plus couramment le modèle de gauche. Par contre, il est possible que vous entendiez cette autre forme du verbe s’assoir dans plusieurs régions de la province :

Assis-toi

Assisons-nous

Assisez-vous

Incorrecte de nos jours, mais bien vivante au XVIe siècle lorsqu’on parlait encore le moyen français et qu’on commençait à coloniser la Nouvelle-France, cette forme fait partie des expressions et des mots qui nous sont restés de nos ancêtres français et qui sont la trace de notre bagage européen. Ne soyez pas donc surpris de l’entendre de temps à autres pendant votre séjour en terre québécoise.

Et si vous êtes en présence de Québécois chaleureux et accueillants comme toujours, et appréciant la beauté de nos expressions idiomatiques particulières au Québec, ils s’exclameront tous avec entrain : «Tire-toi une bûche!».

buches

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Le français langue étrangère mis à l’honneur

Un article du magazine 1843 paru ces dernières années et dont le titre était «Wich is the best language to learn?» a attiré mon attention cette semaine. Son auteur, Robert Lane Greene[1], est un journaliste américain s’intéressant aux politiques du langage.

Ce dernier avance que l’apprentissage d’une langue étrangère est des plus pertinents, tant pour des raisons intellectuelle que pratique ou économique. Apprendre une langue étrangère, avance-t-il, et peu importe laquelle, aide à mieux comprendre tout langage, même celui parlé couramment. Cela permet aux apprenants de concevoir le Monde avec différents modes de réflexion en faisant l’expérience, par exemple, de sa littérature dans sa version originale. Rien de plus enrichissant, en effet, que de lire l’œuvre fidèle d’un écrivain!

Et Greene indique d’ailleurs que la langue la plus utile à apprendre, selon lui et dans le monde actuel, est le français. La raison est simple ; la Francophonie compte 56 pays soit presque le tiers du nombre total de pays dans le monde. L’apprentissage du français est idéal pour les voyageurs, pour les gens du milieu des affaires et de la diplomatie, pour découvrir l’art, l’histoire, la littérature, et encore, la gastronomie à travers le globe.

Surtout, cela vous permettra de visiter notre belle ville de Québec, d’échanger avec des francophones charmants et de vivre une expérience touristique mémorable. Franchement, et comme le dit si bien monsieur Greene, «with French, vous ne regretterez rien.»

Pour lire l’article complet

[1] GREENE, You are what you speak : Grammar, grouches, language law, and the politics of identity, Delacorte Press, 2011.

Citation

Une étudiante inspirée!

 

Cette semaine, nous sommes fiers de vous présenter la contribution spéciale de Melissa D’Uva, étudiante de niveau 4 à ÉQM et originaire d’Ontario, au sujet du Carnaval de Québec. Bonne lecture!

 

          Quand vous participez au Carnaval de Québec, attendez-vous à une expérience amusante avec vos amis, votre famille et bien sûr, avec nous, les Québécois, tout en découvrant la belle ville de Québec. Il s’agit de fêter la saison d’hiver parce que, au Canada, nous avons toutes les quatre. Il faut que vous vous habilliez chaudement parce qu’il fait très frette à Québec. La température varie entre moins dix et moins trente degrés Celsius. Le froid extrême est la raison pour laquelle nous avons créé le mot frette. Celui-ci a le même sens que très, très, très froid.

           Mais, après quelques jours passés dehors, vous vous habituerez au froid et peut-être que vous vous mettrez à l’aimer et vous vous détendrez grâce à lui. Peut-être que vous vous apercevrez que l’hiver est votre saison préférée et vous déciderez de ne pas quitter Québec. Si c’est le cas, bienvenue! Nous nous entendrons bien parce que nous aussi aimons l’hiver. Sinon, et si vous avez besoin d’aide pour vous réchauffer, vous pouvez agir contre le froid et vous pouvez vous servir d’un vrai chocolat chaud de chez le chocolatier Érico sur la rue Saint-Jean. 

         Le carnaval accueille de nombreuses activités notamment une course de canot sur le fleuve Saint-Laurent glacé, des défilés pendant la soirée, des sculptures de neige qui se trouvent partout dans la ville – vous pouvez même créer un jeu pour déterminer lequel d’entre vous réussira à les trouver – et une patinoire qui est installée dans le Vieux-Québec où vous regarderez les gens passer et vous patinerez en appréciant la chute de neige qui étincelle et tombe légèrement tout en tenant votre chocolat chaud, bien sûr, parce que d’après nous, c’est la meilleur solution pour combattre le froid.

         Si vous vous sentez aventureux, vous pouvez glisser en bas de la glissade qui se trouve devant le beau Château Frontenac le long du fleuve. Il est certain que vous aurez plaisir à regarder les gens qui glissent. Et quand vous êtes en train de glisser, regardez à gauche pour apercevoir les canoéistes sur leur canot essayant de combattre la glace et le froid – Imaginez ce défi. Aussi, vous vous amuserez à faire de la raquette sur Les Plaines d’Abraham ou vous vous y promènerez tout simplement.

Allez à Québec! Le joli Bonhomme vous attend avec le sourire.