Image

Baie-Saint-Paul et sa région

Dans le cadre de son cours de français, une étudiante de École Québec Monde a fait une recherche et écrit un court texte sur une destination vacances du Québec. Elle a choisi Baie-Saint-Paul, une ville située dans la région de Charlevoix. Voici le fruit de son travail!

Venez visiter Baie-Saint-Paul!

Baie-Saint-Paul est un lieu plein de magie à juste une heure du centre-ville de Québec!

Vous pouvez profiter de la nature, des paysages incroyables et visiter le musée du fromage. C’est possible de faire de la randonnée et un tour à l’Isle-aux-Coudres, ou d’aller dans les galeries d’art de peintres paysagistes locaux.

Venez vite pour découvrir les paysages du Canada. Ne ratez pas l’occasion, il y a de l’hébergement au coût de 94 à 135 dollars la nuit.

Raquel C.S.

 

 

Tou.tv

Entre NetflixAmazon primeApple TvDisney plus et alouette, l’offre de plateformes de diffusion en continu (streaming) s’agrandit d’année en année, et on ne sait plus où donner de la tête. Et moi, aujourd’hui, je vous en rajoute une autre (ma préférée) : Tou.tv. Si les films ne sont pas si nombreux (une centaine peut-être), les séries télé et les documentaires y vivent leur meilleure vie. La plateforme tenue par Radio-Canada a une programmation équilibrée; des productions d’ici et d’ailleurs, mais surtout en français. Voici quelques-uns de mes coups de cœur.

Les loups – Sophie Deraspe 

Depuis que j’ai vu le film de Sophie Deraspe, je pense que si on m’offrait des billets d’avion (dans un monde sans pandémie évidemment) pour n’importe où dans le monde, je choisirais les Îles-de-la-Madeleine comme destination.

Le film traite d’un enjeu environnemental assez méconnu : la surabondance des loups marins. Au-delà de ça, il traite de la solidarité et du sentiment de communauté comme peu de films le font. Le jeu d’acteur non professionnels des Madelinots est juste et touchant.

La Bolduc – François Bouvier

Figure anthologique de la culture québécoise, Mary Rose Anna Travers dite La Bolduc a fait l’objet d’un film l’an dernier. Debbie Lynch-White redonne vie à l’autrice-compositrice-interprète dans une authenticité désarmante. Et autour d’elle, renaissent le contexte social de la première moitié du siècle passé et un pan important de la culture canadienne-française. 

Défaut principal du film : son visionnement garantit plusieurs chansons prises dans le fond de la tête pour plusieurs jours.

Pieds nus dans l’aube – Francis Leclerc

Librement inspiré du roman autobiographique éponyme de Félix Leclerc, le film de Francis Leclerc (fils de Félix) nous ramène dans l’enfance de l’un des plus grands paroliers de la langue française. La facture visuelle donne soif de liberté et l’envie à n’importe quel citadin de se retrouver en nature. Le jeu du jeune Félix est immersif et sensible. J’ai évidemment pleuré.

L’année musicale québécoise 2020

2020 se terminera dans quelques semaines, une année dont on se souviendra longtemps. Dans les hauts et les bas de la dernière année (les bas surtout, il faut le dire), la musique est sans doute ce qui aura le plus adouci ou éclairé mes journées. Je ne sais pas si je peux me qualifier de grande mélomane, mais une chose est certaine, de la musique, j’en écoute tout le temps. Bien que je me promène d’un univers musical à un autre, je reviens toujours vers mon premier amour : la musique québécoise. Alors à quelques semaines de 2021 que je nous souhaite à tous et toutes beaucoup moins rocambolesque, j’ai décidé de concocter une petite liste de cinq albums québécois à découvrir ou à redécouvrir.

Abelaïd – Les coeurs du mal
Album qui m’a fait penser aux premiers de Daniel Bélanger (un artiste québécois à l’univers musical riche et complexe) : quelques maladresses, mais une poésie certaine. « Heureux parmi vous » m’arrache toujours un peu le coeur. Album qu’on souhaiterait écouter au milieu de la nuit avec plusieurs ami-es un peu pompettes, mais il faudra attendre quelques mois pour ça.

Klô Pelgag – Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
Le premier album de Klô m’était rentré dedans pour ses textes, le second pour la musique, et son troisième réconcilie les deux. Je ne dirais pas que l’album s’écoute de lui-même, il faut lui donner le temps de prendre son temps. On devrait toujours écouter, pour une première fois du moins, un album dans l’ordre, mais c’est peut-être encore plus le cas avec celui-ci.

Viviane Audet – Filles montagnes
Sorti il y a peu de temps, j’aurais voulu cet album dès le début du trimestre d’automne, question de varier un peu ma liste de lecture d’étude. Le néo-classique a gagné du terrain au Québec depuis quelques années, et c’est génial. L’album a une allure de samedi de septembre encore tiède. Quelques pièces rappellent l’album Una matina de Ludovico Einaudi.

Jimmy Hunt – Le silence
Jimmy Hunt n’avait pas sorti d’album complet depuis sept ans, mais l’attente en a valu la peine. J’avais presque réussi à oublier sa voix alors qu’elle ne s’oublie tout simplement pas. La plume de Hunt a vieilli, mais comme un bon vin. Le rythme de l’album est parfois en dents de scie, reste à savoir si c’est quelque chose qui vous plaît.

Charlotte Brousseau – Boucles
Ce n’est qu’un EP (court album contenant généralement 4 à 6 chansons), mais la suite ne peut qu’être attendue impatiemment. La voix de Charlotte Brousseau fait drôlement penser à celle Lou-Adriane Cassidy (une chanteuse émergente elle aussi), ce qui est assez positif en soi. Elle a toutefois son univers musical bien à elle. Les arrangements musicaux sont précis et efficaces.

L’Office nationale du film et ses bijoux

Le temps des fêtes est à nos portes, et cette année, nous devrons peut-être être un peu plus casaniers qu’à l’habitude. Heureusement, plusieurs plateformes de diffusions culturelles, gratuites ou non, sont mises à notre disposition. Parmi celles-ci, l’Office national du film du Canada est sans doute ma préférée, puisqu’en plus d’être gratuite, sa programmation sort des sentiers battus.

L’Office a été fondé en 1939, mais a surtout connu son effervescence culturelle entre 1955 et 1975 avec des cinéastes comme Jacques Godbout, Pierre Perrault et Michel Brault. Le site de l’ONF compte plus de 3000 œuvres de fiction et des documentaires offerts gratuitement. Depuis 1977, six courts-métrages d’animation produits par l’ONF ont remporté des Oscars. Dans les dernières années, l’organisation culturelle tente d’élargir ses horizons en laissant plus de place au cinéma des femmes et des communautés culturelles, et en particulier au cinéma autochtone avec des réalisateurs et réalisatrices de talent comme Elisapie Isaac et Alanis Obomsawin. 

Le cinéma est l’une des façons les plus agréables d’améliorer nos capacités de compréhension orale dans une langue. Quelques heures sur ce site et vous tomberez sous son charme!

Quelques documentaires incontournables de l’ONF

  • Le Confort et l’indifférence – Denys Arcand – 1981
    Portrait fort intéressant du premier référendum!
  • Le Profil Amina – Sophie Deraspe – 2015
    Un documentaire aux allures d’enquête qui tient en haleine. Sophie Desraspe est aussi la réalisatrice du film Antigone (film extraordinaire).
  • Le Peuple invisible – Richard Desjardins, Robert Monderie – 2007
  • Deux Épisodes dans la vie d’Hubert Aquin – Jacques Godbout – 1979
  • Si le temps le permet – Elisapie Isaac – 2003
  • Pour la suite du monde – Michel Brault et Pierre Perrault – 1962
    Un film que je considère comme étant littéralement un chef-d’œuvre. 
  • La Nuit de la poésie 1970 – Jean-Claude Labrecque – 1970
  • La Bête lumineuse – Pierre Perrault – 1982
  • Kanehsatake, 270 ans de résistance – Alanis Obomsawin – 1993
    Difficile de ne pas verser une larme lors de son visionnement. 
  • Pauline Julien, intime et politique – Pascale Ferland – 2018
    Le documentaire de Pascale Ferland est magnifique, sans doute mon préféré dans cette liste. 

Les courts-métrages aux Oscars 

  • Le poète danois – Toril Kove – 2006 
  • L’anniversaire de Bob – Alison Snowden et David Fine – 1993 
  • Chaque enfant – Eugene Fedorenko – 1979
  • Si cette planète vous tient à cœur – Terre Nash – 1982 
  • Flamenco à 5h15 – Cynthia Scott – 1983 
  • Ryan – Chris Landreth – 2004 

2020 et ses nouveaux mots

[CAPSULE LINGUISTIQUE]
J’ai longtemps cru que le français comptait plus de mots dans ses dictionnaires que l’anglais. Eh bien, non ! Si les dictionnaires de langue anglaise sont plus épais (273 000 mots), c’est que les linguistes anglophones ont moins de critères à faire entrer un nouveau mot que leurs confrères francophones (100 000 mots, mais 350 000 définitions).

En français, pour qu’un mot puisse s’intégrer, il doit rencontrer trois conditions essentielles. Évidemment, il ne doit pas exister sous une autre graphie, mais surtout, le nouveau mot doit pouvoir s’agencer avec les règles grammaticales actuelles et avoir une définition qu’aucun autre terme n’a déjà. Malgré les critères rigoureux, chaque année, de nouveaux mots font leur entrée dans Le Petit Larousse et Le Petit Robert. Pour donner une idée de grandeur, en 1871, Le Petit Larousse comptait 35 000 termes. En 2020, c’est maintenant 63 000.

Quelques définitions

  • Adulescence (n.f) : Phénomène générationnel touchant certains jeunes gens qui, en dépit de leur entrée dans l’âge adulte, continuent d’avoir un comportement comparable à celui qu’ont généralement les adolescents ; période de la vie où s’observe ce phénomène.
  • Alphabète (Burundi, Maroc) : Se dit d’une personne qui sait lire et écrire
  • Apatridie : Absence de nationalité légale.
  • Bioplastique : Plastique biodégradable.
  • Datacratie : Gouvernance par les données numériques (personnelles, administratives, commerciales, etc.).
  • Divulgâcher : Révéler prématurément un élément clé de l’intrigue d’une œuvre de fiction ; spoiler
  • Emportiérage (Québec) : Action de percuter un cycliste en ouvrant sans précaution une portière automobile
  • Survivalisme (n.m) : 1. Mode de vie d’une personne ou d’un groupe de personnes qui se préparent à la survenue, à plus ou moins longue échéance, d’une catastrophe (nucléaire, écologique, économique, etc.), à l’échelle locale ou mondiale. Les nouvelles formes du survivalisme, incluent autosuffisance, solidarité et débrouillardise, recouvrent aujourd’hui des réalités et des idéologies très variées, et sont regroupées sous le terme de néosurvivalisme. 2. Activité de loisir consistant à apprendre à survivre dans la nature.

Retour en force

Après ce petit (grand) silence, nous revoilà plus en forme que jamais. Comme tous et toutes, notre école a dû s’adapter aux changements des derniers mois, mais notre priorité était toujours la même : partager notre amour du français dans les conditions les plus humaines possibles et évidemment, dans le respect des mesures sanitaires. Nous offrons donc toujours des cours individuels et en petits groupes en présentiel pour nos étudiants et étudiantes canadiens et canadiennes. Pour les autres, il est toujours possible de suivre nos dynamiques cours en ligne. Restez à l’affût pour la suite. 

After this short (long) silence, we’re back and in better shape than ever! Like everyone else, École Québec Monde had to adapt to the changes of the past few months, but our priority has always remained the same: to share our love of Le français in the most humane conditions possible and, of course, in compliance with all the new health measures. We therefore started again to offer in-person our individual and small group programs to our Canadian students.And for all students, it is always possible to register to our popular Français en ligne program. Stay tuned for more.


Image

Le printemps malgré tout

Cette année encore, le printemps est arrivé, ignorant complètement la COVID-19 et la crise sanitaire. Profitons du retour des beaux jours pour aborder le lexique du printemps, ainsi que la notion de mots génériques et spécifiques.

En premier lieu, parlons de ce qui se passe au printemps. Le printemps est une saison de l’année pendant laquelle la nature se réveille après l’hiver, une période de dormance. La sève remonte dans les arbres (c’est le cas de l’érable, par exemple) et les bourgeons s’ouvrent. Les fleurs printanières telles la tulipe, la narcisse et la jacinthe éclosent. Des animaux, comme l’ours et la marmotte, sortent d’hibernation, alors que l’oie blanche et le grand Héron, des oiseaux migrateurs, reviennent du sud.

En deuxième lieu, penchons-nous sur les mots en gras. Certains sont des mots génériques, d’autres sont des mots spécifiques. Par exemple, « saison » est un mot générique auquel on peut associer les mots spécifiques « printemps » et  « hiver », puisque l’hiver et le printemps sont des saisons. Dans le même ordre d’idée, « érable » est plus spécifique, et « arbre » plus générique.

Je vous mets maintenant au défi de trouver une réponse aux questions suivantes.

  1. Trouvez un mot générique pour « arbre » et « fleur ».
  2. Trouvez des mots spécifiques pour « ours ».

 

 

Image

Compréhension orale 101

Comme la compréhension orale est la bête noire de beaucoup d’apprenants de L2 (langue seconde), je vous propose cette fois-ci quelques stratégies pour progresser.

  1. Choisissez des enregistrements adaptés à votre niveau, vos intérêts et vos connaissances personnelles : si vous connaissez bien le sujet et le vocabulaire, vous pourrez deviner plus facilement le sens des mots nouveaux.
  2. Préparez votre écoute en faisant des hypothèses sur ce que vous allez entendre et en vous assurant que vous connaissez le vocabulaire nécessaire pour comprendre.
  3. Pendant votre écoute, acceptez que vous ne comprendrez pas tout. Il ne faut pas s’attarder aux détails, mais plutôt au sens général.
  4. N’essayez jamais de traduire ce que vous entendez, vous allez perdre le fil. Continuez d’écouter même quand vous vous sentez perdus.
  5. Après l’exercice, faites le point sur votre niveau de compréhension et sur les stratégies que vous avez employées.

Vous en voulez plus? Consultez cet article qui vous donnera d’autres trucs pour améliorer votre compréhension orale.

Image

La huitième lettre de l’alphabet

La huitième lettre de l’alphabet, le «h», est un peu curieuse. Il y en a deux types, muet et aspiré, mais on ne prononce aucun des deux. Étrange, non?

Écoutez la capsule grammaticale de Comment Mieux Faire pour que vous soit révélée l’origine de cette lettre. Cliquez ici pour visionner, puis répondez aux questions.

  1. Selon la personne interrogée, est-ce que la tolérance est un beau mot?
  2. Pourquoi les moines ont-ils commencé à ajouter un «h» devant certains mots au 14e siècle?
  3. Est-ce que l’ajout d’un «h» par les scribes était toujours justifiée? Pourquoi?
  4. Pouvez-vous expliquer le titre de la vidéo? Pourquoi est-ce que la lettre «h» est payante?

Maintenant que vous connaissez l’histoire de cette lettre, vous pouvez consulter la bibliothèque virtuelle d’Allo prof  pour comprendre la différence entre le «h» muet et le «h» aspiré.

Image

Nouvelle année et festivités

C’est ce soir à minuit que commencera une nouvelle décennie. Toute l’équipe d’École Québec Monde en profite pour vous souhaiter bonheur, santé, paix et succès dans votre apprentissage du français. Cet article est aussi l’occasion de partager quelques trouvailles faites sur la toile au sujet du Nouvel An 2020.

D’abord, si vous vous intéressez aux célébrations du Jour de l’An à Québec, je vous invite à consulter cet article de Radio-Canada sur les feux d’artifices qui auront lieux dans le centre-ville cette nuit. Des milliers de personnes se déplaceront pour les admirer, mais nombreux seront ceux qui resteront au chaud à la maison pour regarder le Bye Bye 2019 sur Ici Radio-Canada Télé.

Il est aussi connu qu’une nouvelle année signifie pour plusieurs de nouvelles résolutions. Or, Salut Bonjour, dans son dossier de Noël, vous propose 7 résolutions qui font du bien (et qui sont faciles à tenir). Si vous manquez d’idées pour commencer l’année du bon pied, je vous invite à consulter cette page.

Enfin, si vous vous demandez quelles formules employer pour vos vœux du Nouvel An, la Banque de dépannage linguistique peut vous aider. Il suffit de cliquer sur ce lien.

Et vous, comment défoncerez-vous l’année?

Image

1, 2, 3 charades de Noël

En ce jour spécial, votre blogueuse et École Québec Monde vous souhaitent un joyeux Noël et vous offrent quelques charades en guise de cadeau. Amusez-vous!

Charade 1 :

  • Mon premier est un déterminant possessif féminin;
  • Mon deuxième est un aliment à base de farine;
  • Mon tout a le pied dans l’eau à Noël.

Charade 2 :

  • Mon premier est le symbole chimique du lutécium;
  • Mon deuxième est une note de musique;
  • Mon troisième est un mélange gazeux;
  • Mon tout décore la maison pendant le temps des fêtes.

Charade 3 :

  • Mon premier est un préfixe qui signifie la répétition;
  • Mon deuxième indique qu’on monte la garde;
  • Mon troisième est le verbe avoir à la troisième personne du pluriel;
  • Mon tout est une soirée bien arrosée.

J’attends vos réponses en commentaire!