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Le lien entre la prononciation et la compréhension orale – Partie 1

Les lignes qui suivent ont pour sujet certaines particularités du français à l’oral. Ces particularités font qu’il est parfois difficile pour les apprenants du français langue étrangère de comprendre ce qu’on leur dit.

Si le français n’est pas votre langue maternelle, vous ne reconnaissez peut-être pas des mots que vous connaissez pourtant. Rassurez-vous, ce n’est pas surprenant! Aujourd’hui, je vais vous expliquer deux traits de la prononciation en français qui font de la compréhension orale un défi.

Les lettres muettes : Il y a beaucoup de lettres qu’on écrit, mais qu’on ne prononce pas, surtout à la fin des mots. C’est important de connaitre les lettres muettes pour mieux prononcer et comprendre le français. Par exemple, la phrase « Ils vivent près de Montréal » se dit en fait « Il viv prè de Monréal ». Pour plus d’informations sur les lettres muettes en français, vous pouvez consulter la page d’alloprof sur le sujet.

Le « e » instable (« e » caduc) : Il y a plusieurs situations, en français, où le « e » est muet. Quand on étudie le  « e » instable, on étudie les règles pour savoir quand le son « e » doit être prononcé (maintien) et quand il n’est pas prononcé (chute). Pour résumer les règles, le « e » à la fin d’un mot chute presque toujours, mais le « e » au milieu d’un mot chute seulement quand il y a une seule consonne avant et une seule consonne après. Par exemple, dans le mot « gouvernement », le « e » en gras est maintenu, parce qu’il y a deux consonnes avant.

Bref, entre ce qu’on écrit et ce qu’on dit, il peut y avoir quelques différences. C’est pourquoi il est important de s’habituer à ces petites transformations. Avec un peu de pratique, on y arrive très bien.

Maintenant, un petit test! Dites-moi combien de lettres muettes il y a dans la phrase suivante : « L’hôtesse a pris son temps pour répondre à la porte.» Connaissez-vous la réponse?

 

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Accrochez votre tuque, et votre effigie!

Cette semaine, Bonhomme (voir la photo ci-dessus) est à l’honneur sur Le blogue des étudiants : c’est du 26 janvier au 11 février 2018 que se déroule la soixante-quatrième édition du Carnaval de Québec.

Le Carnaval de Québec est un événement très attendu chaque année dans la capitale. Les festivités commencent par le couronnement de la reine du carnaval et la cérémonie d’ouverture. Il s’en suit une programmation renouvelée d’année en année, que l’on trouve sur le site internet du carnaval.

Si vous y allez, il vous faudra attacher votre tuque (au sens propre et figuré), car les activités offertes auront de quoi vous décoiffer et vous surprendre. De plus, pour accéder à tous les sites,  vous devrez vous procurer l’effigie du carnaval (laissez-passer en plastique qui représente Bonhomme) et l’accrocher à vos vêtements.

Des vêtements, on doit en porter plusieurs couches pour être confortable au carnaval d’hiver, entre autres pendant les défilés de nuit. Il est nécessaire de s’habiller en pelures d’oignon, sans oublier de se mettre une tuque sur la tête, des mitaines aux mains, et pour les plus motivés, une ceinture fléchée autour de la taille.

Ainsi parés, vous êtes prêts pour la plus grande fête d’hiver au monde dans la belle Ville de Québec.

© Photo de Francis Gagnon

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Langue française, francophones et francophonie

Cette semaine, sur Le blogue des étudiants, il sera question des termes employés pour parler des langues, des nationalités et des locuteurs d’une langue.

Le français est une belle langue, parlée par la majorité des habitants de la France, c’est-à-dire les Français. La langue française est aussi parlée dans d’autres endroits du monde, tels qu’au Québec et dans le reste du Canada, en Afrique, en Belgique, en Suisse… Savez-vous quel terme est employé pour désigner tous ceux qui s’expriment en françaismais ne sont pas de nationalité française?

Les locuteurs du français sont des francophones, et l’ensemble des locuteurs, des pays et des institutions francophones forment la francophonie. Toute cette terminologie est assez importante à connaître, puisqu’un fier Québécois n’aimera pas qu’on dise qu’il est Français. Dans le même ordre d’idée, un Brésilien n’appréciera pas qu’on le décrive comme un Portugais (habitant du Portugal). Il préférera le terme lusophone, qui s’applique à tous les locuteurs du portugais. Ceux qui parlent allemand sont germanophones, mais pas nécessairement Allemandset ceux qui parlent chinois sont sinophones, mais pas nécessairement Chinois.

Avez-vous remarqué les majuscules? La majuscule est employée pour parler des individus d’une certaine nationalité, et la minuscule est employée pour parler de la langue elle-même.

Vous devinez peut-être que je suis francophone. Et vous, de quelle langue êtes-vous des locuteurs?

 

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Le temps des fêtes ou le temps d’une dinde

L’équipe d’École Québec Monde vous souhaite à tous et à toutes un bon temps des fêtes! Le temps des fêtes est le moment idéal pour passer du bon temps avec les gens qui vous sont chers et perpétuer certaines traditions, comme celle de la célèbre dinde de Noël. Le repas de dinde, ou de volaille, est une tradition de Noël répandue un peu partout dans le monde. Au Québec, on sert même de la dinde au Jour de l’an. D’ailleurs, une chanson québécoise de Michel Barrette intitulée «Le temps d’une dinde», dans laquelle on parle de la dinde du Jour de l’an, est devenue un classique du temps des fêtes.

La dinde est aussi en avant-plan dans la petite histoire ci-dessous, écrite par une étudiante et un étudiant de niveau 3 à ÉQM. Voici leur contribution:

« Nous sommes à l’épicerie. Un gardien de sécurité a vu une femme mettre une dinde sous son chandail. Il est en train de s’approcher de la madame et il lui dit de s’arrêter. Elle a l’air surprise. Elle répond «Oui, Monsieur?» et lui demande ce qu’elle peut faire pour lui. Comme réponse, le gardien lui demande ce qu’elle fait avec la dinde. Il lui dit de ne pas la prendre sans payer. Elle fait comme si elle ne savait pas de quoi il parlait et regarde autour d’elle. Ensuite, elle lui demande de quelle dinde il parle. Le gardien regarde la bedaine de la dame et remarque des bosses. Il dit à la femme qu’il parle de la dinde sous son chandail. La cliente met sa main sur sa poitrine et prend un air choqué avant de répliquer qu’elle n’a pas de dinde là, qu’elle est enceinte. L’homme sourit et lui fait remarquer que son bébé a une drôle de forme. La dame lui demande de l’excuser et lui dit que son bébé bouge beaucoup. À ce moment-là, le gardien a l’air impatient. Il lui dit qu’il l’a vue mettre la dinde sous son chandail sur la caméra. La voleuse de dinde devient nerveuse. Soudainement, elle pointe derrière le gardien et lui demande ce qu’il y a là-bas. L’homme se tourne, et pendant qu’il regarde dans l’autre direction, la madame court vers la sortie. »

Bien que la dinde soit une belle tradition du temps des fêtes, rappelez-vous qu’une dinde ne vole pas et ne se vole pas.

Nos meilleurs vœux!

L’équipe d’École Québec Monde

 

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La dernière semaine avant Noël

Noël est à notre porte. Les uns ont déjà terminé leurs préparatifs des fêtes, alors que les autres les commencent à peine. Si vous êtes de ceux qui doivent aller au centre commercial, armez-vous de patience parce que les magasins sont bondés. Toutefois, tout y est pour nous mettre dans l’ambiance : la musique, les décorations, l’agitation. Les rues de Québec, elles, sont tout illuminées, et enneigées. Eh oui, la tempête de neige de la semaine dernière nous a assuré un Noël blanc.

C’est la dernière semaine avant Noël et aussi la dernière semaine du Marché de Noël allemand de Québec. Si vous n’y êtes pas encore allés, les exposants vous attendent dans leurs cabanes en bois. Vous y trouverez des idées cadeaux, ainsi que des choses à boire ou à manger. Moi, la semaine dernière, j’ai gouté à un bon vin chaud qui m’a réchauffée un peu. Pour les frileux, le Marché de Noël du Vieux-Port est une bonne option. On y trouve des produits du terroir, et ce , bien au chaud à l’intérieur.

Avez-vous remarqué les mots en gras? Portez attention à l’ordre des mots. On dit la semaine dernière ou la dernière semaine selon le contexte. L’adjectif « dernier » est placé après le nom quand il est question de la période (semaine, mois, année…) qui vient de s’écouler. Si on parle de la semaine dernière, il s’agit de la semaine du 10 au 16 décembre. Toutefois, l’adjectif « dernier » est placé avant le nom dans les autres situations, entre autres quand il est le contraire de l’adjectif « premier ». Par exemple, le Marché de Noël allemand dure cinq fins de semaine; la première fin de semaine était du 23 au 26 novembre, la dernière fin de semaine sera du 21 au 23 décembre.

Quoi qu’il en soit, c’est Noël lundi prochain. Le prochain article sera donc pour souhaiter un joyeux Noël.

Marie-Michèle

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Mieux prononcer grâce à l’API

Avez-vous déjà entendu parler de l’API (en français) ou de l’IPA (en anglais) ? Contrairement à ce que vous pourriez croire, cet article n’aura pas comme sujet les bières IPA (India Pale Ale). «API» est un sigle (et non un acronyme) pour désigner l’alphabet phonétique international. Comme c’est un sigle, il faut prononcer les lettres séparément.

L’alphabet phonétique international est une transcription phonétique des sons de toutes les langues du monde.  Vous avez peut-être déjà remarqué les signes de l’API, ce sont les étranges symboles qu’on retrouve entre crochets dans le dictionnaire. Pour le commun des mortels, ces symboles ne veulent rien dire. Toutefois, ceux qui savent les lire peuvent connaitre la prononciation d’un mot sans l’avoir entendu.

Pour apprendre une langue étrangère, l’alphabet phonétique international peut vous aider. C’est un outil très pratique, mais qui n’est pas magique : pour bien prononcer, il faut exercer ses oreilles à distinguer les sons, et sa bouche à les produire. L’API ne remplace donc pas votre prof de français à ÉQM, mais peut vous donner un coup de main. De plus, vous auriez l’air plus savant.

Bonne semaine,

Marie-Michèle

 

 

 

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Fait-il froid ou très froid aujourd’hui?

Avec les temps doux que nous avons connus cet automne au Québec,  le froid d’aujourd’hui a paru brutal à plusieurs d’entre nous. Toutefois, rappelons-nous que c’est une question de perspective.

Les températures d’aujourd’hui sont basses par rapport aux moyennes de saisons, mais l’hiver et le froid n’ont pas dit leur dernier mot. En janvier et en février, cinq degrés au-dessous de zéro avec de faibles averses de neige, ce n’est vraiment pas de quoi faire les manchettes. Le même bulletin météo le 10 novembre fait jaser. Ici, à École Québec Monde, les étudiants se sont pratiqués à parler de la météo en disant qu’il faisait froid, ou très froid.

Il faut aussi dire qu’il peut y avoir un grand écart entre la température affichée sur le thermomètre et la température ressentie. Avec le vent et l’humidité, il fait moins quinze en ce moment, ce qui peut en faire grelotter quelques-uns ou en réjouir d’autres. En effet, les prémisses de l’hiver enchantent ceux qui attendent cette saison avec impatience chaque année.

On dit que l’hiver, on l’aime ou on le déteste. Et vous, vous l’aimez ou pas?

Votre blogueuse,

Marie-Michèle.